l\'indigné

Blue Collar : A travers ledétroit d'hier et d'aujourd'hui, une histoire du système capitalisme américain

 
Salut tout le monde,
 
voici le programme pour juillet-août 2013 (avec des extraits des films
projetés cet été):
http://infokiosques.net/spip.php?article1039

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LE RÉMOULEUR – Local auto-organisé de lutte et de critique sociale
 
 
 
SAMEDI 17 AOÛT À 18h
>> Projection du film
"Blue Collar", de Paul Schrader, 1978, 2h, VOSTFR

SAMEDI 31 AOÛT À 18h
>> Projection du film "High Hopes", de Mike Leigh, 1988, 1h52, VOSTFR
À l'occasion de la mort de Thatcher, cette comédie nous remettra dans le bain des années 1980. Elle peint une succession de vies qui stigmatise l'Angleterre d'alors. High Hopes de Mike Leigh | Festival International, Scandale financier à la CGC, le syndicat des cadres
 
Il y aura un débat ensuite sur ce  film à la fois intemporelle et d'actualité  avec le désastre économique et social a détroit en se moment.
 
Horaires d'ouverture du local (avec bibliothèque & infokiosque) pour les
mois de juillet et août 2013 :
le samedi de 14h à 18h.
Entré libre et gratuite

Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo
93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)

https://infokiosques.net/le_remouleur
Mail : leremouleur@riseup.net
S'inscrire à la lettre d'info du local :
https://lists.riseup.net/www/subscribe/leremouleur/
 
Le Rémouleur est un lieu ouvert pour se rencontrer, échanger et s'organiser. On peut s'y réunir, boire un café et discuter, lire, écrire
des tracts, trouver des infos... S'organiser collectivement, hors des syndicats, des partis et des structures hiérarchiques. Pouvoir se donner des armes pour le futur par la diffusion d'idées et de pratiques, en discutant et en confrontant nos positions politiques. Apporter force et consistance aux luttes présentes et à venir. Parce que nous voulons transformer radicalement cette société, ni plus ni moins ! Tendre vers un monde sans exploitation ni domination, sans État ni frontière, sans argent ni propriété privée...


 
C'et pas nous, c'est eux... Ne nous en prenons pas aux effets, attaquons toujours les causes !
Bakounine

 
 
Samir Bouzid : « Cette crise planétaire est encore plus dévastatrice que la Grande Dépression des années 1930. Elle a de lourdes conséquences géopolitiques; le démembrement économique donne lieu à des guerres régionales, à la fracture des sociétés nationales et, dans certains cas, à l'anéantissement de pays. Elle constitue de loin la plus grave crise économique des temps modernes » 
 
Margin Call - l'indigné Révolté : c'est un tsunami qui menace. Un néo-big krach. La terre va s'entrouvrir et précipiter dans les flammes de l'enfer tous ses supérieurs, ces brillants incompétents, qui n'ont rien vu venir...
Ce qui se passe ? En jargon économique, on dirait que l'entreprise a dépassé plusieurs fois depuis quinze jours « les limites historiques de l'indice de volati­lité ». Traduction en bon français par l'un des responsables : « On se retrouve avec le plus grand sac d'excréments de l'histoire du capitalisme. » Problème : à qui le fourguer avant que la panique ne se répande partout, urbi et orbi...
 
"Ce n'est pas un type, mais le modèle capitalisme néolibérale qui en ai responsable" Tous furent touchées, mais tous ne mouraient pas: Les places financières doivent se préparer à un été maussade, tandis que les peuples meurent a petit feu. Car la crise européenne avance chaque semaine un petit peu plus
 
 "le changement dans la continuité"


 

Pourquoi parler de crise ?

 

Dossier d'été: l'austérité

 

Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes (...)

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit (…)

 

 

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction (...)

 

 Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée A lire : présentation du groupe source RISC – Revue Internationale Sur la Crise

 

 

- Le marché obligataire a atteint un sommet en mai. Depuis les investisseurs obligataires ont perdu beaucoup d’argent. Quant aux personnes qui dépendent de taux obligataires bas — les débiteurs, le gouvernement US, les fonds de pension — elles doivent être en train de devenir muy nerviosas.

 

 

Cette sombre situation a été repoussée deux fois — à chaque fois par une intervention massive de la part des autorités, d’abord suite à la mini-récession de 2001… puis après la crise de désendettement de 2008-2009. Mais on ne peut éternellement retarder la destinée. Le plancher final reste à venir.

 

 

▪ Le chemin sera infernal

 

Il sera intéressant de voir ce qui va se passer avec les retraites des fonctionnaires de la ville de Detroit, soi-disant garanties par la Constitution de l'état du Michigan. Seront-elles effectivement payées ? Ou les fonctionnaires verront-ils leur retraite partir partiellement en fumée comme ce fut le cas pour les ex-salariés de General Motors en 2008 ?

 


Tout cela pourrait être encore loin… ou juste au coin de la rue. Dans un cas comme dans l’autre, le chemin sera infernal. Le désastre des retraites à Detroit n’est que le premier d’une longue série. Attendez que les taux d’intérêt de long terme atteignent les 5%… ou les 10%. Combien d’entreprises, de villes et de fonds de pension seront encore solvables à ce moment-là ? Nous verrons bien !

 

ÉTATS-UNIS • Detroit : après la faillite, les questions
La ville de Detroit s'est officiellement déclarée en faillite le 18 juillet. Le point d'orgue d'une longue descente aux enfers pour le berceau de l'industrie automobile.
Courrier international| Corentin Pennarguear19 juillet 2013 

 

 

 

Le siège de General Motors en arrière-plan, géant de l'automobile basé à Detroit.- Photo AFP.

 

Le siège de General Motors en arrière-plan, géant de l'automobile basé à Detroit.- Photo AFP. 
 
 
Inévitable.” Le mot revient dans presque tous les articles de la presse américaine à l'heure d'évoquer la faillite de Detroit et ses 18 milliards de dollars de dette [environ 14 milliards d'euros]. “Confrontés à des revenus fiscaux en chute constante, les dirigeants municipaux n'ont rien fait à part se chamailler, nier le problème... et dépenser”, ”,se désole The Detroit News.



La ville de plus de 700 000 habitants ne s'est jamais remise de la crise financière de 2008 et du fort déclin de l'industrie automobile. “Comme la mort de quelqu'un atteint d'une maladie incurable, la banqueroute planait au-dessus de Detroit depuis deux ans”, 
constate Detroit Free Press. Mais la chute de la ville vient de plus loin. “Tous les habitants ne se sont pas enfuis dans la nuit, fait remarquer The Detroit News, leur nombre s'effondre constamment depuis les années 1950.” Autrefois quatrième ville des Etats-Unis, “Motor City” a perdu 63 % de sa population en soixante ans.



Les 18 milliards de dette ne se sont pas non plus matérialisés d'un coup, continue le quotidien local. Ils ont été empilés par les maires et les conseillers municipaux, qui ont préféré hypothéquer le futur pour payer les factures d'aujourd'hui plutôt que de faire correspondre dépenses et recettes.”



Maintenant que sa banqueroute est annoncée, Detroit attend de savoir si elle pourra être placée sous la protection du chapitre 9 de la loi sur les faillites, ce qui lui permettrait de renégocier sa dette. Mais comme le souligne The Detroit News, “si personne ne peut prédire avec certitude où ce processus va mener [...] on peut dire avec quasi-certitude que cela va constituer une nouvelle épreuve pour les citoyens de Detroit qui ont déjà beaucoup souffert”. Ils vivent déjà dans une ville “où 90 % des affaires d'homicide ne sont pas résolues, où 80 000 bâtiments abandonnés pourrissent le paysage et où la moitié des lampadaires ne fonctionnent pas la nuit”.



Face à ses difficultés, Detroit avait été mise sous tutelle dès mars dernier et est à présent gérée par Kevyn Orr,
" "celui qui pourrait faire la différence", selon Detroit Free Press.. Le journal attend beaucoup de ce juriste qui “a déjà mis en place un plan pour restructurer la dette et remettre de l'argent dans les services municipaux”. Son plan démontre que la ville ne peut rembourser l'intégralité de sa dette, mais traite tous les créditeurs “de manière égale”, d'après le quotidien. “Il n'y a plus d'argent et aucun moyen d'en avoir plus.”



Si Detroit est la plus grande ville des Etats-Unis à s'être déclarée en faillite, ce n'est pas la première, comme le souligne
une carte interactive de Governing.com. Depuis janvier 2010, huit villes et des dizaines d'organismes assurant des services publics ont fait banqueroute aux Etats-Unis. .

Revoyons les bases :

 

En 1971, les Etats-Unis sont passés d’une devise moderne adossée au métal physique à un système primitif basé sur le crédit. Le métal physique maintenait la dette sous contrôle. Un système basé sur le crédit est plus flexible… plus accommodant. Depuis, le crédit a grimpé en flèche. L’économie américaine s’est développée… mais cette expansion n’était pas nourrie par des augmentations de la productivité réelle et des salaires plus élevés, mais par un gonflement de la dette.

 

Naturellement, on ne peut pas s’attendre à ce qu’une expansion alimentée par la dette dure éternellement. Le secteur privé a atteint ses limites en 2007. Il ne pouvait absorber plus de dette. Une correction a commencé, permettant au système d’expulser son excès de dette au moyen de défauts de paiement, de faillites et de décotes. Les autorités ont paniqué, offrant plus de crédit à des conditions encore plus souples — taux zéro, garanties, renflouages etc.

 

La majeure partie de ce nouveau crédit est allée… vous l’avez deviné… dans les marchés financiers, entretenant la spéculation et la hausse décolerrélé dentre les marché financier et l'économie relle en rcession . Sauf que cette sorte d’allocation de ressources ne créée pas d’emplois productifs, pas plus qu’elle n’augmente les revenus réels. C’est pour cette raison que, après cinq ans de "reprise", les Etats-Unis ont encore trois millions d’emplois en moins qu’avant que la crise ne commence (en dépit d’une croissance démographique de huit millions de personnes).

 

Et c’est pour cette raison que l’Américain moyen — selon nos calculs simples — a moins de pouvoir d’achat aujourd’hui que durant les années 50.

 

Reste-t-il un peu de courage dans l'avion ? Zebre plus ultra

Dossier d'été: l'austérité - , Message caché des films " d'horreurs ou d'épouvantes"  l'indigné révolté

Dossier d'été: l'austérité http://t.co/rgm1NzkdS3 via @@ALMontpellier



16/08/2013
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